ALCOOL ET GROSSESSE

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Une consommation d’alcool pendant la grossesse, même ponctuelle ou modérée, peut entraîner des risques importants pour l’enfant à naître. Elle engendre une intoxication alcoolique du fœtus qui perturbe le développement des organes.

Lorsqu’une femme enceinte consomme une boisson alcoolisée, l’alcool n’est pas filtré par le placenta et de ce fait, traverse aisément la barrière placentaire. Il se retrouve dans le liquide amniotique et le sang fœtal. Le fœtus a donc une alcoolémie identique à celle de sa mère. Le risque d’atteinte fœtale est lié en général à la dose et à la durée de l’imprégnation maternelle.

Principales caractéristiques du Syndrome d’Alcoolisation Fœtale :

Malformations cérébrales qui vont être responsables de déficits intellectuels, de déficits de l’apprentissage, de troubles de l’attention et d’hyperactivité. L’alcoolisation fœtale est la première cause de retard mental d’origine non génétique de l’enfant ;
Retard de croissance intra-utérin qui apparaît dès le milieu de la grossesse, et qui intéresse tous les paramètres biométriques ;
Dysmorphie crânio faciale (qui peut être évoquée à l’échographie sur les caractéristiques du profil) ;
Des malformations sont retrouvées dans 25% des cas environ et sont corrélées à l’importance de l’alcoolisation. Les plus caractéristiques touchent le cœur, le squelette, l’appareil urogénital et la peau.

Il est recommandé aux femmes enceintes de s’abstenir de toute consommation d’alcool, jusqu’à la fin de l’allaitement le cas échéant. Cette recommandation vaut pour toutes les occasions de consommation, qu’elles soient quotidiennes ou ponctuelles.